(extrait de "Sioule, méandres et boucles d'eau", publication de l'Association Sioule et Patrimoine)
La Sioule garde ses secrets.
Certaines contrées de la rivière ne sont connues que des pêcheurs. Les rives, peu pratiquables à cause de leur topographie très accidentée, rendent la progression difficile, voire aventureuse !
La seule issue consiste à traverser la rivière afin de suivre l'autre rive pour circuler plus librement. J'en sais quelque chose pour l'avoir pratiqué en aval du barrage de Queuille.
Mais pour entreprendre cette marche dans le milieu naturel, faut-il encore connaître les "passes" !
La Sioule emprunte souvent un itinéraire bordé de falaises, d'immenses rochers ou de gorges. Si l'on choisit de ne pas la traverser, il faut faire un détour par-dessus les massifs rocheux. Bien qu'il ne soit pas évident avec une canne à pêche et des cuissardes de "crapahuter" ainsi au-dessus de la Sioule, le coup d'œil sur la rivière vous récompense de l'effort fourni.

La solution, c'est l'équipement ; combinaison étanche ou pantalon de pêche, grâce à eux, la traversée en hautes eaux est facilitée. Sinon, il vaut mieux faire demi-tour plutôt que de se risquer inutilement. Ces difficultés additionnées permettent certainement de sauvegarder bon nombre de truites. Elles peuvent ainsi grossir en toute quiétude et, heureusement !
La Sioule est
une splendide vallée et une rivière qui n'est bien connue que par endroits. Ce sont les rives les plus faciles d'accès qui reçoivent le plus de visiteurs. Elle n'est que rarement longée par le réseau routier. Ce qui explique la notoriété des gorges de Chouvigny, c'est le fait de pouvoir emprunter facilement la route
départementale D915, qui conduit
d'Ebreuil au Pont-de-Menat, en passant par Saint-Gal et Chouvigny.